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STABILISATION DES PRIX

 
   Le Comité de Suivi des Prix (CSP) au chevet de la farine et du pain un produit social.
 
« Toujours veiller à l’accessibilité du pain, du point du vue du prix et de la distance »

Une belle synergie entre les services techniques de l’Administration (la Douane ; les Impôts et domaines, le Commerce) , travaillant avec les associations de consommateurs ( ASCOSEN, FOJCOSEN..), les industriels meuniers ( NMA…) et les boulangers, dans le cadre du Comité de Suivi des Prix, ce 26 octobre 2021, sous la présidence des Ministres des Finances et du commerce, Abdoulaye Daouda DIALLO et Assome Aminata  DIATTA.

Le sous-comité blé farine sous la houlette du Directeur de Commerce Intérieur, Oumar DIALLO et du Colonel Mamadou GADIAGA de la Douane s’est réuni à deux reprises le 13 et le 25 octobre 2021.

Dans ses conclusions lues par le Directeur du Commerce Intérieur Oumar DIALLO, le sous-comité a analysé :  la structure du prix de la farine de blé tendre ; la TVA et les droits de droits de douane qui sont à un niveau 0 ; le prix de la tonne de blé  passant de 270 à 325 euros  la tonne ; le prix de référence du sac de farine 50 kg arrêté à 18.000 cfa par consensus depuis 2017 sur la base duquel le prix du pain est fixé à 150 cfa alors que le même sac coute actuellement 16.600 cfa ;  le différentiel  entre les deux  prix . Le comité a demandé aux services des  impôts et domaines d’évaluer le manque à gagner et a recommandé la poursuite des concertations sectorielles.

La réunion du 25 octobre a permis de recueillir les doléances des boulangers : difficultés dans l’application de la réglementation (revue de la distanciation, interdiction de la vente du pain dans les boutiques) ; hausse des intrants comme l’améliorant, la levure et demande de suspension de TVA ; cherté des loyers ;  suppression de  la prime fixe d’électricité de 100.000 cfa ; la réduction de la facturation  nocturne ; suspension des frais de visa lors des dépôts des états financiers c’est à dire que le boulanger doit payer  un montant, a un expert-comptable pour la production de documents conformes.

Le représentant des boulangers Amadou GAYE de la Fédération Nationale des Boulangers (FNBS) a demandé de revoir le système de facturation de la SENELEC d’autant que le pain est un produit social. « Au-delà des améliorants qui ont subi une hausse, tous les prix des produits de la chaine de valeurs devraient être revus »

Pour sa part, le Ministre des Finances et du Budget  Abdoulaye Daouda DIALLO a insisté sur la nécessité de mener une évaluation exhaustive et objective du manque à gagner, au plus tard dans une semaine. Il est revenu sur les importants efforts (douanier et fiscal) faits par l’Etat. Relativement à la prime  fixe sur l’électricité, des concertations seront menées avec la SENELEC afin de trouver des issus. « L’idée est de rendre l’activité beaucoup plus supportable ».

Dans la même lancée,  le Directeur Général des Impôts et des Domaines Bassirou Samba NIASS est revenu sur les frais de visa, « une disposition de l’UEMOA, imposant la certification  des états financiers par un expert-comptable. L’administration fiscale étant incompétente »

Le colonel Mamadou GADIAGA de la Douane, membre du sous-comité a demandé aux meuniers et boulangers de faire plus de concessions.

« Des efforts on en a fait » a rétorqué Claude Demba DIOP Président de l’AMIIS qui plaide pour une augmentation du prix du sac de farine, au-delà de 16.600. « Depuis le premier trimestre, on a un problème de trésorerie. Le prix du blé est passé de 270 à 325 euros la tonne alors que le prix de la farine est resté à 16.600.  Idem pour la hausse des intrants ».

 « Niet » a rétorqué Momar NDAO de l’ASCOSEN « les meuniers ont demandé une augmentation de marge de 2 à 5 %. Malgré l’homologation a 18.000 cfa, les meuniers avaient pu vendre jusqu’ à 16.000 cfa voir 13.000 cfa, pendant longtemps, pourtant sans répercussion à la baisse sur le prix du pain.   Pas d’augmentation à envisager».

Le Ministre du  commerce et des PME Assome Aminata DIATTA  a demandé de poursuivre les discussions sur le respect de la réglementation. Il existe une difficulté d’interdiction de la vente du pain dans les boutiques du fait d’une installation insuffisante des kiosques règlementaires et afin d’éviter les problèmes de distribution à cause des longues distances entre une boulangerie et la population. « Les associations  de consommateurs ont aussi toujours soutenu l’idée d’accessibilité ». Madame le Ministre a par ailleurs salué le patriotisme des meuniers. 

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