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FER A BETON ET CONSTRUCTIONS

 Maîtriser le circuit du fer à béton exonéré ne devant pas être commercialiser pour éviter de concurrencer la production locale.
 
« Le fer à béton est exonéré pour encourager l’investissement. Mais permettre à la quinzaine d’industries de transformation au Sénégal de tirer leur épingle du jeu »

« Veiller à la qualité des matériaux. Que le Comité de suivi du secteur Fer à béton soit vigilent pour le respecte des normes, en termes de longueur et de marquage». Recommandation du Ministre Assome Aminata DIATTA, lors de la réunion du Comité, le 26 octobre 2021. Le Ministre a rappelé les instructions du Président de la République, afin notamment, d’éviter les chutes de bâtiments.

« Le niveau de fraudes est élevé » a déploré le Directeur du Commerce Intérieur (DCI) Oumar DIALLO.

L’historique de la normalisation du fer à béton a été fait par le Président Abdourahmane DIONE : « un constat de disfonctionnement et une forte concurrence avaient poussé à travailler sur la réglementation », entrée en vigueur le 29 Août 2016. Elle stipule que le marquage est obligatoire pour le fer à béton de 6 à 12 millimètres.

Ibrahima SARR le chef de la division métrologie avait précisé, a une autre occasion, que « le fer à béton commercialisable au Sénégal doit être de diamètre normalisé entre : 6, 8, 10, 12, 14, 16, 20, 25, 32, 40 millimètres avec 12 mètres de longueur. Cette caractéristique doit être inscrite sur le produit avec le logo de l’importateur ou du producteur, afin d’en permettre la traçabilité par les agents de contrôle ». Egalement, une déclaration d’importation et d’exportation est requise par la direction du commerce, afin d’avoir un œil sur les différents acteurs du fer à béton au Sénégal.

 

Selon la norme NS 02035 en vigueur, le fer à béton dispose de caractéristiques. Pour Ibrahima SARR, un contrôle, notamment mécanique est fait, avant toute commercialisation du fer à béton au Sénégal. Il s’agit des essais d’élasticité et de pliage. « Cela consiste à vérifier la résistance du fer, soit en le pliant, soit en le tirant. Tous ces essais sont effectués en amont par des laboratoires agréés par la Direction du commerce intérieure ».

Un arrêté ministériel n° 15.236 en date du 14 octobre 2016 a consacré la création du Comité de suivi, de veille et d’évaluation de la réglementation sur le fer à béton. Le Comité est composé de membres dont : le Directeur de l’Association sénégalaise de Normalisation assurant la Présidence, le Directeur du Commerce intérieur (Rapporteur du Comité), la Douane, le Redéploiement industriel, les industriels fabricants, les importateurs, l’ordre des architectes, bureaux d’études ; le Laboratoire CEEREEQ ; le laboratoire de génie mécanique de l’Ecole supérieure Polytechnique ; Associations de Consommateurs……

Le Secrétaire du Comité Ibrahima SARR a relevé lors de la rencontre, les  écueils d’application  de la règlementation : détermination du nombre de barres de fer par tonne. « Le mode de facturation selon le nombre de barres n’est pas réglementaire et pas précis ; pratiques peu orthodoxes dans le secteur commercial ; volatilité du prix du fer ; non maitrise du circuit du fer exonéré ; concurrence déloyale causant problème à certains industriels…..». Il a aussi été aussi signalé une importation massive, en vue d’un écoulement du surplus sur le marché local. Il a recommandé une facturation indiquant le nombre de barres et le marquage du fer.

De la cote des importateurs, il a été relevé que les problèmes de pesage ne se posent, en réalité, qu’au niveau du détaillant ne disposant pas de bascule. Un autre importateur a souligné l’insuffisance de la production locale. Pour le fer à béton importé mis en entrepôt fictif pour l’export ou la consommation local, il sera alors complique de le marquer pour chaque type de stockage.

Relativement au marquage certains importateurs ne le respectent pas et des mises en demeure ont été envoyées selon Ibrahima SARR.

Du bord des fabricants : « 85.000 CFA de différentiel entre le fer importé et le fer produit localement, ça tue la filière. Il faut trouver un moyen de marquage car il y a trop de fer exonéré sur le marché » cri du cœur d’un industriel local. Un autre industriel de FABRIMETAL et SOMETA a noté que « même entre industriels, la concurrence est farouche. Il est difficile de contrôler les entrepôts pour le fer réexporté, le fer vendu au pays, le fer exonéré etc

Pour le représentant de SEDICOM, il faut surtout mener des contrôles sur le terrain, afin de s’assurer de la destination du fer.  Le contrôle doit aussi se faire à la délivrance des exonérations ; mieux recourir à la certification par un bureau agrée pour la conformité avant enlèvement.

Les industriels ont demandé la diminution des exonérations. Car une bonne partie du fer retrouvé sur le marché venait des grands chantiers de l’Etat. « Du fer exonéré ne peut pas être commercialisé c’est pourquoi le marquage est nécessaire. Si on importe du fer on est obligé de fer du marquage ».

Il faut rappeler que des saisies de 115 tonnes de fer non conforme avaient été faites, dans le passé, à Dakar et de près de 140 tonnes à Thiès pour tromperie sur la quantité, pour une valeur de 41 millions de FCfa. Le Directeur du Commerce Intérieur Oumar DIALLO a révélé qu’un autre tonnage a été récemment saisi, auprès d’un commerçant.

Le représentant de la Douane a reconnu que le contrôle est très difficile pour le fer exonéré et le fer en réexportation. En plus qu’il est impossible de vérifier tous les stocks.

Pour sa part, le Directeur du développement industriel rassure « Il faut le document du redéploiement industriel avant importation. Avant de demander une exonération, il faut un quitus du ministère de l’industrie, surtout pour certains chantiers de l’Etat ; il faut une déclaration préalable avec toutes les informations. Concernant le programme 100.000 logements, il est question de mettre à contribution les industriels sénégalais ».

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