SphÚre Ministérielle 

Diamniadio BĂątiment C

TEL : 33 869 21 20

Commercialisation des produits agricoles

 TournĂ©e en vue de recueillir les difficultĂ©s et d’apporter des solutions  aux acteurs.                        

Projet de «marchĂ©s Ă  terme»,  construction de chambres froides, fonctionnement du MarchĂ© d’intĂ©rĂȘt national

TournĂ©e les 15, 17 et 18 mars 2022 de Madame le Ministre du Commerce et des PME Aminata Assome DIATTA, pour une meilleure prise en charge des producteurs dans les rĂ©gions de Dakar, ThiĂšs, Louga et Saint-Louis. Elle a Ă©tĂ© accompagnĂ©e par  le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral Samba NDAO, le Directeur du Commerce intĂ©rieur Oumar DIALLO,  la Directrice de l’Administration General et de l’Equipement Madeleine Suzanne LO,  le  Directeur des PME Seydina Ababacar Sadikh NDIAYE, le Directeur gĂ©nĂ©ral de l’ARM Amadou Abdoul SY, de conseillers techniques â€Šâ€Š

1) Les Ă©tapes

Elle s’est tour Ă  tour, rendue a Diogo chez les producteurs, surtout d’oignon, de chou, Mboro, Notto Ngouye Diama, Kayar, Bayakh, sangalkam dans les Niaye (pomme de terre) ;  Tieppe, Lompoul (dpt de kebemer) , Potou ; BoubĂ© (Podor)

Dans la journĂ©e du 15, sur place les   producteurs se sont fĂ©licitĂ©s des rĂ©ussites enregistrĂ©es dans le domaine de la rĂ©gulation et ont saluĂ© les dĂ©buts dÂŽune campagne de commercialisation prometteuse pour les filiĂšres carotte et pomme de terre. Ils ont par ailleurs exprimĂ© leurs inquiĂ©tudes pour la filiĂšre oignon dont lÂŽoffre reste importante et lÂŽĂ©coulement trĂšs lent. Ils ont Ă©grenĂ© des dolĂ©ances qui tournent autour du renchĂ©rissement des coĂ»ts des intrants et du manque d’infrastructures de stockage. 

Aussi ont-ils soulevĂ© des problĂšmes de  transformation causant le pourrissement de lĂ©gumes ; chertĂ© du gasoil, de l’engrais dont le sac  peut coĂ»ter jusqu’ Ă  35 mille f cfa ; manque d’infrastructures, notamment de chambres froides….D’autres ont souhaitĂ© une augmentation des surfaces Ă  emblaver, Ă©galement des subventions,  des lignes de crĂ©dit.

A   Fass Boye, entres autres expĂ©riences prĂ©sentĂ©es, la production de  farine de Niebe pour prĂ©parer le pain, le couscous fait a base  du  mais local, etc…  L‘Union maraĂźchĂšre de Fass Boye (filiĂšre carotte, oignon etc) a saluĂ© le gel des importations  permettant aux acteurs de vendre une bonne partie de leurs productions.  « L’oignon et la pomme de terre importĂ©s ne sont plus dans le marchĂ© au profit de  la production locale» a-t-elle soulignĂ©.

 A Sangalkam, la FĂ©dĂ©ration des Producteurs Maraichers des Niayes (FPMN) a expliquĂ© au Ministre le partenariat qu’elle entretient depuis deux ans avec un agrobusiness fournissant Ă  leurs membres des semences et intrants de pomme de terre et qui  achĂšte la rĂ©colte Ă  200 000 F la tonne.  

  Aminata Assome DIATTA pour sa part les a rassurĂ©s car le PrĂ©sident de la RĂ©publique a un seul objectif, l’autosuffisance. « Pour cela nous avons besoin de soutenir les producteurs Ă  produire davantage en  rĂ©glant  le problĂšme de la commercialisation.  Le Chef de l’Etat a dotĂ© le ministĂšre en charge du commerce d’une ligne de financement de deux milliards de francs CFA pour la construction de chambres froides et de magasins de stockage. « Nous travaillons avec trois sociĂ©tĂ©s privĂ©es  qui sont assez avancĂ©es, car nous voulons une gestion efficace des infrastructures Â», a confiĂ© madame le Ministre.

Dans la journĂ©e du 17 mars, Madame le Ministre  a fait les Ă©tapes de THieppe (dĂ©partement de KĂ©bĂ©mer), Potou (dĂ©partement de Louga) , Mbanne ( dĂ©partement de Dagana ).  Il a Ă©tĂ© constatĂ© la difficile  cohabitation entre les diffĂ©rentes  zones de production et celle entre les agrobusiness et les petits producteurs.

La journĂ©e du 18 mars a commencĂ© par l’escale Ă  la plate-forme de commercialisation de l’oignon de BoubĂ© (Podor) ou  les nouvelles dolĂ©ances sont la mise en place dÂŽun fonds de commercialisation, le renforcement des infrastructures de stockage et lÂŽespacement de la production.

Elle s’est poursuivie Ă  Rosso Bethio avec la visite d’une unitĂ© de transformation de riz, d’une exploitation de tomate en pĂ©riode de prĂ©-rĂ©colte, de la plate-forme de commercialisation d’oignon  de Rao.

2) Pouvoir d’achat

 Â«Le SĂ©nĂ©gal a pris toutes les mesures afin protĂ©ger le pouvoir d’achat». Ainsi a rassurĂ© madame le Ministre  car la guerre en Ukraine a entraĂźnĂ© des tensions sur les prix, plongeant tous les pays dans l’incertitude. Au SĂ©nĂ©gal «Nous travaillons en Ă©troite collaboration avec les commerçants. Par exemple pour  la pomme de terre, seule la  production locale est Ă©coulĂ©e sur le marché». 

Outre la guerre en Ukraine, madame  le ministre est largement revenue sur les efforts fournis par l’Etat du SĂ©nĂ©gal pour la conservation et la commercialisation des produits horticoles,  initiation d’un projet de «marchĂ©s Ă  terme», le fonctionnement du MarchĂ© d’IntĂ©rĂȘt National.

Des concertations permanentes sont organisĂ©es avec le ministĂšre des finances pour attĂ©nuer l’impact nĂ©gatif de la guerre sur l’approvisionnement du pays.  C’est pourquoi nous devons prĂ©server nos rĂ©coltes et travailler pour sĂ©curiser notre consommation 

Renforcer la régulation du marché

Au cours des Ă©changes Ă  Thieppe et Ă  Potou, les producteurs se sont plaints de la concurrence dĂ©loyale de l’agrobusiness sur le marchĂ© national. Ils demandent Ă  l’Etat de les aider Ă  trouver un moyen d’écouler leurs productions. Aminata Assome DIATTA a fait savoir aux producteurs, que des mesures ont Ă©tĂ© dĂ©jĂ   prises, pour l’arrĂȘt de l’importation de l’oignon. Toutefois des concertations ont souvent lieu avec les opĂ©rateurs disposant d’infrastructures de stockage, pour leur retrait du marchĂ© national en attendant que les petits producteurs puissent Ă©couler leurs productions. « Nous travaillons Ă   trouver un juste milieu afin de  ne pas porter prĂ©judice aux diffĂ©rents acteurs Â» a-t-elle soulignĂ©.

L’Ă©tape de Mbane est marquĂ©e par la visite d’une exploitation d’un agrobusiness qui a stockĂ© 54000 tonnes de pomme de terre en attendant que les petits producteurs puissent Ă©couler leurs productions. Tel est  un modĂšle de rĂ©gulation entre agrobussiness et petits producteurs.

Le ministre a Ă©tĂ© informĂ© de la mise en valeur par le mĂȘme acteur dÂŽune exploitation importante de banane sur plus de 100 hectares.

4) Rendre fonctionnel le MarchĂ© d’IntĂ©rĂȘt National de Diamniadio ( MIN).

  A Potou dans la rĂ©gion de Louga, le 17 mars 2022, madame le Ministre du Commerce et des PME a annoncĂ©,   le dĂ©marrage, dans les prochains jours, de la phase d’exploitation du MarchĂ© d’IntĂ©rĂȘt National (MIN) ayant pour objectif la conservation des productions agricoles. « Le MarchĂ© d’IntĂ©rĂȘt National, couplĂ© Ă  la Gare des Gros Porteurs, servira de centre de groupage et d’approvisionnement», a-t-elle expliquĂ©.

  Le MIN a pour objectif de contribuer Ă  booster le volume des exportations Ă  travers une meilleure commercialisation des productions agricoles et horticoles. Il a une superficie de 24 ha, comprenant 137 magasins de 75 Ă  150m2,  un laboratoire phytosanitaire ; des chambres froides communes pouvant avoir une capacitĂ© de  750m2. 

«  Aujourd hui, toutes les chambres froides et les magasins de stockage disponibles au niveau du MarchĂ© d’IntĂ©rĂȘt National ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©servĂ©s par les producteurs» a confiĂ© l’AutoritĂ©.

 5) Des marchĂ©s Ă  terme pour aider les producteurs

Madame le  ministre du Commerce et des PME  a initiĂ© le projet sur les marchĂ©s Ă  terme  devant aider les producteurs Ă  ne plus connaĂźtre des difficultĂ©s de commercialisation de leurs produits, les encourager Ă  mieux  produire et rĂ©duire les pertes post- rĂ©colte. Le projet  s’appuiera sur le MarchĂ© d’IntĂ©rĂȘt national, pour son expĂ©rimentation, en 2022.   Il arrange, Ă  la fois, les producteurs, les transformateurs, mais Ă©galement les commerçants et consommateurs. « Les marchĂ©s Ă  terme permettent aux producteurs de vendre leurs productions avant mĂȘme le dĂ©marrage des activitĂ©s de rĂ©colte. Les prix sont fixĂ©s, et Ă  partir de ce moment, les commerçants peuvent acheter la production. Ainsi, la transaction physique se fera plus tard. Ils permettent aussi aux transformateurs et aux commerçants, de disposer de stocks Ă  un prix bien dĂ©terminé», a-t-elle assurĂ©.

6) CIRIZ et la subvention du riz paddy

Le CIRIZ a apprĂ©ciĂ© Ă  sa juste valeur la dĂ©cision du Gouvernement de subventionner le prix du riz paddy de 32 FCFA permettant de fixer son prix Ă  162 FCFA le kg.  En accord avec les acteurs et leur cadre organisationnel, des concertations sont engagĂ©es pour voir le systĂšme Ă  mettre en place, en vue de l’opĂ©rationnalisation de cette mesure avant la prochaine campagne de commercialisation du riz.

7) Campagne de la tomate 

La campagne tomate se passe normalement avec un respect du protocole de collecte et de transformation entre les producteurs et les industriels. Toutefois, les acteurs sont confrontĂ©s Ă  des baisses de rendement risquant d’avoir des impacts nĂ©gatifs sur les acquis de la filiĂšre.

8) Rencontre pour le financement des coopératives

Les coopĂ©ratives de producteurs horticoles viennent d’ĂȘtre mises en place dans le contexte post COVID. Elles ont un statut juridique codifiĂ© par l’OHADA en sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives. Elles doivent prendre en charge la contractualisation allant de l’approvisionnement a la commercialisation. Un atelier avec les partenaires techniques et financiers devra rĂ©flĂ©chir sur les modalitĂ©s pratiques de financements des activitĂ©s des coopĂ©ratives Ă  travers la contractualisation.

9) Transformation des produits agricoles

Madame le ministre du Commerce et des PME a instruit le Directeur des Petites et Moyennes Entreprises Ă  travailler avec l’ARM et l’ITA afin de trouver une solution heureuse  Ă  la transformation des productions agricoles.

10) RĂ©union de suivi  au cabinet le 21 mars 2022

Afin d’harmoniser et d’organiser la commercialisation de la filiĂšre oignon, le MinistĂšre du commerce et des PME compte lancer une opĂ©ration d’urgence nationale  consistant Ă  sĂ©curiser le pouvoir d’achat Ă  travers des mesures d’accompagnement, l’ouverture du marchĂ© d’intĂ©rĂȘt national et le lancement d’une campagne de communication sur les problĂšmes liĂ©s Ă  la commercialisation des produits.

  Selon les commerçants, l’Etat doit rĂ©organiser la commercialisation de la filiĂšre oignon en sĂ©curisant les achats et les ventes afin de faciliter l’approvisionnement Ă  travers les plateformes, ce qui permettra d’écouler rapidement la production.

Liens utiles

Gouvernement du SĂ©nĂ©gal                            Portail d’Information Commerciales -PIC 

OMC 

e-komkom 

JEGE

ADIE

©Cellule Informatique 2021- MinistÚre du commerce et des petites et moyennes entreprises